La polémique née lors du match entre Benfica et le Real Madrid dépasse désormais le cadre strict du terrain.
Gianluca Prestianni est accusé d’avoir tenu des propos racistes envers Vinícius Junior, une accusation qui reste à confirmer. Le joueur argentin a masqué sa bouche au moment des faits, tandis que Vinícius a immédiatement signalé l’incident à l’arbitre. Kylian Mbappé affirme avoir entendu des insultes répétées. L’UEFA a ouvert une enquête, et seule cette procédure permettra d’établir la vérité.
Cependant, indépendamment du verdict final, la réaction de José Mourinho a profondément marqué l’opinion. Au lieu d’adopter une posture mesurée et responsable face à une accusation aussi sensible, l’entraîneur de Benfica a semblé minimiser la gravité potentielle des faits. Dans un contexte où le football européen lutte activement contre le racisme, toute prise de position publique possède un poids considérable.
Ce type de situation exige prudence, empathie et fermeté contre toute forme de discrimination. En choisissant une communication perçue comme défensive plutôt que rassembleuse, Mourinho a contribué à tendre davantage une atmosphère déjà électrique. Au-delà du résultat de l’enquête, cet épisode rappelle que les acteurs majeurs du football ont une responsabilité morale : leurs paroles peuvent soit apaiser, soit aggraver les fractures existantes.


